Espace PatientMaladies pulmonaires raresPneumopathie aiguë idiopathique à éosinophile

La pneumopathie aiguë idiopathique à éosinophiles (PAIE), est caractérisée par la présence anormalement élevée d'un certain type de globules blancs, les éosinophiles, dans les poumons. C'est une maladie qui s'installe très rapidement, en quelques jours.

Elle touche en général des personnes adultes, souvent autour de l'âge de 30 ans, et essentiellement des hommes. Elle est dans la grande majorité des cas déclenchée par le tabac (surtout si début récent d'un tabagisme, augmentation ou modification du tabagisme), ou par une exposition à des agents inhalés de l'environnement. D'autres causes sont possibles, notamment des médicaments, (on parle alors de pneumopathie à éosinophiles d'origine médicamenteuse.)

Le principal symptôme de la maladie est un essoufflement (dyspnée) important, pouvant évoluer vers une détresse respiratoire d'installation très rapide, souvent associée à de la fièvre, et qui nécessite dans la moitié des cas une assistance respiratoire (ventilation mécanique). Une toux est souvent présente. Le premier diagnostic évoqué est souvent celui de pneumopathie infectieuse (pneumonie), avant que ne soit mis en évidence un taux élevé d'éosinophiles dans le sang et/ou dans les prélèvements pulmonaires (en général le taux d'éosinophiles dans le sang n'augmente qu'au bout de quelques jours).

Pour faire le diagnostic de la maladie, on réalise : une radiographie des poumons, un scanner thoracique, un lavage broncho-alvéolaire au cours d'une fibroscopie bronchique, et une prise de sang pour une numération des éosinophiles.(Voir aussi : examens en pneumologie)
On traite la PAIE par des corticoïdes pendant 2 à 4 semaines. L'amélioration des symptômes est en général très rapide. Contrairement à la forme chronique de la maladie, il n'existe pas de récidive une fois le traitement terminé.

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